Jusqu'en 1994, plus de quatre heures étaient nécessaires aux véhicules tout terrain pour parcourir
quarante cinq kilomètres et franchir le col, tizi n'Aït Aïssa, qui sépare Ouaouizerth de Tillouguitte.
La piste continuait encore sur quelques kilomètres jusqu'à la scierie de Tamga.
Les habitants d'Anergui avaient alors le choix entre deux itinéraires ancestraux selon leur domicile dans la vallée,
où se voyaient imposé l'un ou l'autre au gré des aléas météorologiques:
Depuis Tillouguitte, Tizi n'Smekt, un col plus connu localement sous le nom de Outayat, donne directement accès au chemin muletier
des gorges de l'assif Melloul qui débouchent à l'extrémité nord de la vallée, sur la place du souk.
Depuis Tamga le voyajeur doit franchir un autre col, Tizi n'Ouanergui. Cet itinéraire débouche sur le douar Ayt Khoya
qui occupe une position de choix au beau milieu de la vallée.
Quelque soit l'itinéraire, ce n'est qu'au prix d'une grande journée de mulet ou de marche que le voyageur parvenait enfin à Anergui.
Aujourd'hui la vallée d'Anergui est désenclavée.
Au fil des ans le goudron, parti de Ouaouizerth, a facilité la montée à tizi n'Aït Aïssa. Il a finalement atteint Tillouguitte en 2004.
Au-delà, sur 13 kilomètres, la piste de la scierie maintenant praticable aux véhicules de tourisme,
permet de pousser jusqu'à Tamga et sa cathédrale de rochers en 1/4 d'heure.
Dans le prolongement, à partir du pont de Tamga jusqu'au hammeau des Ayt Boulmane, une difficile mais très belle piste fût taillée
sur 40 kilomètres sur les bases de l'ancestral chemin muletier des gorges de l'assif Melloul.
Mais cette piste n'est accessible qu'aux animaux de bât et véhicules tout terrain.
Dès la sortie des gorges, la vallée étale ses six kilomètres de quiétude au pied d'une falaise en forme de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik.
Quelques rares failles dans les escarpements boisés sommairement de chênes verts permettent de franchir cette muraille formée par un colossal mouvement orogénique.
Tout au fond du creuset, serpente une manne permanente en provenance d'Imilchil. C'est l'Assif Melloul, la "rivière blanche", qui arrose les cultures par seguias interposées, avant d'éviter l'obstacle Mourik en trouvant la faille à l'Ouest dans des gorges magnifiques.
Quelques rares failles dans les escarpements boisés sommairement de chênes verts permettent de franchir cette muraille formée par un colossal mouvement orogénique.
Tout au fond du creuset, serpente une manne permanente en provenance d'Imilchil. C'est l'Assif Melloul, la "rivière blanche", qui arrose les cultures par seguias interposées, avant d'éviter l'obstacle Mourik en trouvant la faille à l'Ouest dans des gorges magnifiques.
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